La loi du 23 avril 1941 créée un service des Renseignements Généraux rattaché à la direction générale de la Police nationale doté de services régionaux auprès des intendants de police. Le gouvernement de Vichy réorganise ce service et met en place des brigades spéciales chargées de collaborer avec les polices allemandes.
Au lendemain de la guerre, les Renseignements Généraux conservent leurs compétences en matière de suivi de la vie politique, économique et sociale, et de surveillance des hippodromes et des établissements de jeux.

Le contexte politique marqué par l'agitation sociale, le début de la guerre froide et les conflits coloniaux conduit les Renseignements Généraux sous la Ve République a adapter leurs services pour lutter contre les actes de violence et de terrorisme.
Depuis les années 90, les attributions de la direction régionale des Renseignements Généraux ont fait l'objet d'importantes évolutions qui conduisent ces services à abandonner le suivi de l'activité et du fonctionnement interne des partis politiques au profit de nouvelles formes de menaces (violences urbaines, dérives sectaires, économie souterraine...).
Depuis les années 50, la direction régionale Auvergne des Renseignements Généraux a versé aux Archives départementales près de 50 mètres linéaires de dossiers concernant principalement le suivi économique et social de l’activité des entreprises et associations du département.
Dans le cadre de ses missions, le service des Renseignements Généraux conservait une importante collection de tracts. Ceux-ci ont été extraits des dossiers et sont en cours de traitement par les Archives (catalogage et numérisation).
Les services des Renseignements Généraux et de la direction de la Surveillance du Territoire (DST) ont été fusionnés au 1er juillet 2008, pour devenir la direction centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), et former à ce titre le plus important service de renseignement intérieur français.